Ce 5 juillet 2016, s’est déroulé le Petit-déjeuner organisé par le Club des Acheteurs de Prestations Intellectuelles à l’Hôtel Westin sur le thème des achats et du big data.

Les interventions

Sont intervenus, pour nous présenter leur vision du big data, depuis leurs domaines respectifs :

  • Franklin Brousse, avocat spécialiste en achat des NTIC
  • Olivier Rafal, expert Big Data chez CXP

Puis ont été partagés des témoignages de Directions Achats et retours d’expérience tout au long de la session.

 

Quelques définitions

Définitions

Qu’est ce que le cloud ?

Il s’agit d’une forme particulière de gérance de l’informatique.Le cloud computing est un modèle qui permet un accès omniprésent, pratique et à la demande à un réseau partagé et à un ensemble de ressources informatiques configurables (comme par exemple : des réseaux, des serveurs, du stockage, des applications et des services) qui peuvent être provisionnées et libérées avec un minimum d’administration. 

Qu’est ce que le big data ?

L’explosion quantitative des données numériques a obligé les chercheurs à trouver de nouvelles manières de voir et d’analyser le monde. Il s’agit de découvrir de nouveaux ordres de grandeur concernant la capture, la recherche, le partage, le stockage, l’analyse et la présentation des données. Il s’agit d’une nouvelle puissance informatique, qui permet de gérer / traiter les données en masse. è En ce sens, l’émergence du cloud a largement favorisé le développement du big data, en simplifiant la gestion de données en quantités.   

 

Le point de vue de l’avocat

Intervention de Franklin BROUSSE – + Avocats

Les bonnes questions à se poser avant la signature d’un contrat big data

  • Quelle est la nature des données : personnelles ou anonymes ?
  • Quelle localisation : dans l’UE, hors UE ?
  • Comment l’outil va-t-il être utilisé : quelle fréquence d’utilisation, pour quel usage ?
  • L’hébergement se fait-il sur vos serveurs ou sur le serveur du prestataire ?
  • Les traitements se font ils chez vous ou chez le prestataire ?
  • Quelle est la nature de la prestation : service ou conseil ?

Ces informations vous permettront de déterminer qui est responsable de quoi au niveau du contrat. Pour la bonne marche de votre contrat, il sera également nécessaire de fixer les conditions de recette ou de validation, les conditions financières bien sûr, et la compatibilité avec d’autres solutions / rattachement à un écosystème global déjà en place au sein de l’entreprise. L’on remarque toutefois un bon niveau de maturité sur ce type de prestations, qui fonctionnent et délivrent des résultats de qualité.

Notre conseil : pour ce type de prestation complexe, mieux vaut se baser sur le contrat du prestataire en l’adaptant, plutôt que de partie de vos propres bases contractuelles, vous risqueriez de passer à côté d’éléments importants.

 

Le big data, une technologie nouvelle

Intervention de Olivier Rafal – CXP Group

Une vraie révolution : pourquoi ?

« Le big data, c’est pas que faire de la BI comme avant mais en mieux »

C’est une vraie révolution, notamment aux niveaux suivants, favorisant beaucoup plus de précision et de facilité dans :

  • Les reportings,
  • Les analyses possibles,
  • Le prédictif

La donnée circule dorénavant, on vit avec et on réagit :

Quelques exemples :

  • Qu’est ce qui est en train de se passer ?
    • Exemple : un site de vente de voyages aériens en ligne par exemple, suit ses metrics en permanence, de manière à pouvoir corriger les défaillances en temps réel.
    • C’est bien l’analyse à grande échelle qui lui permet cela.
  • Quel est l’intérêt ?
    • Exemple : un avion peut produire différentes sortes de bruits, que l’on va faire reconnaître par la machine.

Quand un bruit se produira effectivement, la machine le reconnaîtra et déclenchera la bonne alerte.

  • Quelle prescription peut-on réaliser ?
    • Voici ce qui s’est passé dans ce que l’on a pu constater
    • à voici ce que l’on recommande pour que ca ne se reproduise plus, ou pour faire mieux.

 

L’intérêt des Directions Métiers

Les Directions Métiers s’intéressent à cette nouvelle technologie disruptive et hautement créatrice de valeur ajoutée, que ce soit au niveau :

La Business Intelligence se démocratise  et met à disposition l’information.

Le terme DaaS apparaît, comme « Data as a Service « : ce principe est apparu en liaison avec le cloud computing et consiste à faire payer un abonnement pour l’accès à un dépôt de données, via une interface fournie par le fournisseur. Suivant d’ailleurs le même principe que tous les membres de la famille des « as a Service » (AAS).

 

Un écosystème large

Toutefois, l’écosystème reste large, encore méconnu et compliqué, au milieu :

  • des intégrateurs,
  • des spécialistes de solutions,
  • de ceux qui détiennent les masses de données personnelles (GAFA : Google, Amazon, Facebook, Apple…),
  • des fournisseurs historiques (MISO : Microsoft, IBM, SAP, Oracle…),
  • des éditeurs de BI (SAS…),
  • des acteurs du data discovery (Qlik, Tableau…)…
  • alors pour y voir clair, on a besoin de spécialistes.

Et c’est là, et pour détricoter tout cela, que les DSI reprennent petit à petit le lead sur ces projets.

En ce sens, le big data leur permet de reprendre la main sur leur expertise, en écoutant les métiers, et en leur proposant des plateformes innovantes, adaptées à leurs problématiques.

 

En résumé : un événement intéressant, qui aborde des sujets actuels, autour de la donnée, des achats et de la collaboration entre les métiers, pour toujours plus d’intelligence au sein de l’entreprise.

 

 

Achats et big data au Club Acheteurs

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